Dans un environnement classé ATEX, chaque source d’ignition potentielle mérite une attention rigoureuse. L’électricité statique en fait partie, et les responsables HSE la sous-estiment trop souvent. Pourtant, une simple décharge électrostatique non maîtrisée peut suffire à enflammer une atmosphère explosive. Ce que beaucoup ignorent : le rafraîchissement adiabatique ne se contente pas de protéger les opérateurs contre la chaleur. Il agit aussi, par sa nature même, sur la réduction du risque électrostatique. Explications.
L’électricité statique : un danger physique permanent en zone ATEX
L’électricité statique naît du contact et de la séparation de deux matériaux. Lorsqu’un électron quitte la surface d’un corps pour rejoindre un autre, une différence de potentiel électrique s’établit. Ce phénomène, appelé triboélectricité, se produit en permanence dans les environnements industriels. Il peut s’agir du passage d’un liquide dans une canalisation, du déplacement d’un opérateur sur un sol isolant. Ou encore, d’une vidange d’un big bag de poudre ou d’une friction d’une courroie transporteuse.
Pris isolément, ces transferts de charge sont imperceptibles et inoffensifs. Mais si les charges s’accumulent (sur un équipement métallique non relié à la terre, sur des matériaux isolants, sur l’opérateur lui-même) elles atteignent un seuil à partir duquel elles se libèrent brutalement sous forme d’étincelle.
Dans une atmosphère explosive, cette étincelle peut déclencher une inflammation. C’est le scénario d’accident électrostatique : discret dans sa genèse, brutal dans ses conséquences.
Les situations à risque les plus fréquentes en milieu industriel
Parmi les opérations les plus génératrices de décharges électrostatiques dangereuses figurent les transferts de liquides pétroliers, le nettoyage de citernes, les déversements de poudres en atmosphère inflammable, et l’utilisation de solvants non conducteurs dans des installations comportant des parties métalliques isolées.
Le facteur humain joue également un rôle direct. Un opérateur équipé de semelles isolantes, évoluant sur un sol non conducteur dans une zone ATEX, peut accumuler des charges statiques et devenir lui-même une source d’ignition s’il touche une surface conductrice non équipotentielle.
Dans les industries à fort risque de poussières combustibles (silos céréaliers, pharmacie, industrie sucrière, traitement du bois) le risque électrostatique se couple au risque d’explosion de nuage. Les poussières en suspension présentent une énergie minimale d’inflammation parfois inférieure à 10 millijoules : des valeurs que les décharges électrostatiques courantes atteignent facilement.
Humidité de l’air et électricité statique : un lien physique direct
C’est ici que le rafraîchissement adiabatique entre en jeu de façon inattendue, et particulièrement précieuse.
L’INRS recommande explicitement d’humidifier l’atmosphère afin de ne pas favoriser l’apparition de charges électriques dans les environnements à risque d’explosion. Cette préconisation repose sur un mécanisme physique bien établi : l’humidité de l’air augmente la conductivité superficielle des matériaux. Elle facilite l’écoulement des charges vers la terre au lieu de les laisser s’accumuler jusqu’à la décharge disruptive.
Concrètement : un air sec à 20 % d’humidité relative favorise l’accumulation électrostatique. Un air à 60 % ou plus dissipe les charges bien plus rapidement. C’est la raison pour laquelle les accidents électrostatiques surviennent plus fréquemment en hiver (air froid et sec) et dans les environnements industriels climatisés sans humidification. Deux configurations qui abaissent drastiquement le taux d’humidité relative.
Le rafraîchissement adiabatique : un bénéfice antistatique intégré
Le principe du rafraîchissement adiabatique repose sur le passage de l’air chaud à travers un média alvéolaire constamment humidifié. L’évaporation de l’eau dans ce média abaisse la température de l’air de 7 °C à 12 °C, et augmente simultanément son taux d’humidité relative.
Ce n’est pas un effet secondaire anecdotique. C’est un bénéfice physique direct et mesurable : en humidifiant l’air au poste de travail, le rafraîchisseur adiabatique agit précisément là où l’INRS préconise d’agir pour réduire le risque électrostatique. Il contribue à dissiper les charges statiques en continu, sans aucun dispositif supplémentaire, par la seule action de son fonctionnement normal.
Dans les secteurs où l’air est naturellement très sec (salles de conditionnement pharmaceutique, zones de stockage de poudres, entrepôts logistiques sous toit métallique en été) cet effet d’humidification contrôlée apporte une valeur de sécurité que les systèmes de ventilation classique ne peuvent pas offrir.
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Pourquoi les équipements standard sont doublement inadaptés en zone ATEX
Face au risque électrostatique et à la chaleur en zone ATEX, l’employeur doit répondre à deux impératifs simultanés : protéger thermiquement ses opérateurs et ne pas introduire de nouvelle source d’ignition.
Un ventilateur industriel standard résout partiellement le premier problème. Mais son moteur électrique non protégé constitue lui-même un risque d’arc électrique en atmosphère explosive. Il aggrave donc le second.
Un climatiseur mobile conventionnel est pire encore : compresseur, contacteurs, résistances dégivrantes, … Autant de composants susceptibles de générer des arcs ou des surfaces chaudes dépassant les classes de température ATEX autorisées.
La réponse n’est pas de choisir entre confort et sécurité. Elle est de s’équiper d’appareils conçus pour les deux.
L’expertise ClimnTech : la certification ATEX Zone 1 comme référence de marché
ClimnTech figure parmi les très rares fabricants à proposer des rafraîchisseurs adiabatiques certifiés pour les zones ATEX les plus contraignantes. Le marquage II 2G IIB T4 Gb figurant sur chaque appareil garantit une utilisation sécurisée en Zone 1 et Zone 2 pour les atmosphères gazeuses, avec une température de surface maximale maintenue à 135 °C. Bien en deçà des seuils d’inflammation des produits industriels les plus courants.
La certification internationale IECEx complète la conformité européenne ATEX pour les déploiements hors Union européenne.
Trois éléments distinguent les rafraîchisseurs ClimnTech dans les environnements à risque électrostatique :
- L’humidification naturelle de l’air. Produite par le procédé adiabatique réduit activement l’accumulation de charges statiques au poste de travailbénéfice de sécurité sans équivalent dans les systèmes de ventilation classique.
- L’absence de composants générateurs d’arcs. Pas de compresseur, pas de contacteur haute puissance, pas de résistance chauffante. L’architecture électrique des appareils ClimnTech est entièrement pensée pour l’environnement explosif.
- La mobilité. Sur châssis à roulettes, les rafraîchisseurs ClimnTech se déplacent selon les besoins des équipes, couvrent les postes les plus exposés thermiquement et s’adaptent aux évolutions de configuration de l’atelier, sans aucune modification d’installation.
Ce que cela change concrètement pour le responsable HSE
La gestion du risque électrostatique en zone ATEX repose traditionnellement sur trois piliers : la mise à la terre des équipements conducteurs, les EPI antistatiques pour les opérateurs, et la liaison équipotentielle entre les éléments de l’installation. Ces mesures restent indispensables.
Le rafraîchissement adiabatique certifié ATEX vient s’y ajouter comme quatrième levier, en agissant sur l’environnement lui-même, en amont de la formation des charges. Il ne remplace pas les autres mesures, mais les renforce de façon continue et passive, sans intervention supplémentaire de l’opérateur.
Pour un responsable HSE qui doit documenter son évaluation des risques dans le DRPCE, c’est un argument de fond : l’appareil contribue à réduire la probabilité d’apparition d’une source d’ignition, en plus de satisfaire aux obligations légales de protection contre la chaleur depuis le décret du 27 mai 2025.
Une solution qui résout deux problèmes simultanément
En zone ATEX, chaque équipement introduit dans l’espace de travail doit faire la preuve de sa compatibilité avec le niveau de risque de la zone. Les rafraîchisseurs adiabatiques ClimnTech le font et vont plus loin. Cela, en contribuant activement à réduire l’un des facteurs de risque les plus présents dans ces environnements : l’accumulation de charges électrostatiques.
En bref, le confort thermique des opérateurs, la réduction du risque électrostatique et la conformité réglementaire ATEX. Voici trois enjeux résolus par un seul équipement, certifié et documenté.
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